Les cinq commandements du traitement de piscine automatique

20/06/2018

Pour le traitement de la piscine, il est aujourd’hui possible de recourir à des solutions gérant de manière autonome la qualité de l’eau. Ces dispositifs assurent une désinfection en continu tout en réduisant le nombre de manipulations. Une aubaine pour ceux qui souhaitent profiter de leur piscine sans avoir à se préoccuper du traitement de l’eau.

Couverture Prima

Espacer les opérations

Solution très répandue pour l’entretien d’une piscine, l’emploi du chlore nécessite, pour être efficace, qu’une teneur minimale soit maintenue. Cette régularité de la concentration implique certaines contraintes, en particulier le fait de devoir ajouter régulièrement du chlore. Très simple dans sa mise en œuvre et dans son fonctionnement, l’installation d’un chlorinateur automatise en partie le recours au chlore. Cet appareil contient une réserve de produit, généralement conditionné sous forme de galets longue durée, qui vont se déliter progressivement au passage de l’eau en sortie de filtre, sur une période de 2 à
4 semaines.
Cette solution présente l’avantage de supprimer les risques liés à la présence de galets ou de pastilles aux abords de la piscine, et parfois accessibles aux enfants. Reposant sur une logique identique, le brominateur constitue une alternative assurant également une désinfection continue, même lorsque le pH et la température deviennent élevés.

L’apport régulier en chlore permet de réduire la fréquence des manipulations.

Doseur de brome (Hayward)

Opter pour l’électrolyse

L’électrolyse de sel est un procédé chimique qui transforme le sel en un désinfectant pour l’eau de la piscine : le chlore. Un électrolyseur se compose d’un boîtier électronique régulant le fonctionnement d’une cellule, généralement constituée de titane. Au contact de la cellule, la faible quantité de sel diluée dans l’eau du bassin se transforme en chlore. Ce désinfectant détruit les micro-organismes, puis, sous l’effet du rayonnement solaire, se combine de nouveau en sel. Le cycle se renouvelant en permanence, la quantité de chlore est sans cesse régénérée et le traitement continu. La production linéaire de chlore, outre le fait qu’elle garantit le confort de baignade, génère une désinfection ininterrompue et régulière, ce qui est parfois difficile à obtenir dans le cadre d’un traitement manuel.

Electrolyseur Stérilor

Rester sous surveillance

Tous les procédés d’automatisation reposent sur la présence de procédés d’analyse qui contrôlent en permanence la qualité de l’eau. Plusieurs variables sont ainsi mesurées :

  • Le pH

Le pH conditionne en grande partie l’efficacité du traitement qui est mis en place. On considère par exemple qu’un traitement au chlore est actif à 60 % pour un pH compris entre 7,2 et 7,4, mais que son efficacité chute à 20 % lorsque le pH dépasse 8. C’est la raison pour laquelle l’automatisation du traitement intègre de manière quasi systématique le contrôle
du pH.

Régulateur de pH Pool Technologie

  • La température

Plus elle est élevée, plus la température de l’eau favorise le développement des micro-organismes (algues et bactéries). Il s’agit donc d’un paramètre à considérer pour ajuster les cycles de filtration et l’intensité de la désinfection.

  • Le redox

Le redox est une grandeur physico-chimique permettant d’appréhender le pouvoir oxydant de l’eau. Cette valeur est exprimée en millivolts : en deçà de 650 mV, l’eau n’est pas suffisamment désinfectante. Au-delà de 750 mV, elle devient agressive.
Le système redox est un contrôleur de taux de chlore, pas un régulateur. Il assure le maintien d’une quantité suffisante d’agents désinfectants et empêche de cette manière la prolifération d’algues et de bactéries tout en limitant la turbidité de l’eau.
Un contrôleur redox réduit le risque de surchloration qui impacte le confort des utilisateurs (yeux irrités et peau asséchée) et qui peut à terme altérer les équipements.

  • Le chlore

Colorimétrie et ampérométrie sont synonymes d’excellence dans le domaine de la régulation car elles quantifient très précisément la quantité de chlore. La mesure porte sur un élément en particulier : le chlore libre, constitué d’acides hypochloreux et d’ions hypochlorites. Pour la colorimétrie, un photomètre contrôle l’eau après injection d’un réactif, le DPD1 (Diéthyl-Paraphénylène-Diamine). En fonction de la quantité de chlore présente, la coloration de l’eau varie. C’est cette variable couleur qu’une cellule photométrique analyse à intervalles réguliers pour déterminer le taux de chlore libre. Lorsqu’il s’agit d’une installation ampérométrique, une sonde spécifiquement conçue pour détecter le chlore libre en fonction de la conductivité de l’eau.

Electrolyseur et contrôleur Redox Corelec

Réguler mais optimiser

Les valeurs observées par les appareils de mesure sont comparées avec des points de consigne déterminés et programmés. Un boîtier de gestion rectifie alors les taux en conséquence. Ces réajustements permanents peuvent s’effectuer par différents canaux :
• les pompes doseuses et les électrovannes : elles sont chargées d’injecter ou non un produit de désinfection (chlore, brome, oxygène actif, cuivre et argent) ou de correction du pH (plus ou minus) ;
• l’électrolyseur : il est capable d’adapter son fonctionnement en fonction des taux mesurés dans la piscine.
Dans tous les cas, la finalité du système est d’ajuster quasi instantanément l’injection de produits aux caractéristiques du bassin pour assurer la qualité de l’eau. Certains appareils sont ainsi en mesure d’intégrer de nombreux paramètres susceptibles d’impacter l’équilibre de l’eau. En appréhendant par exemple la température de l’eau, la fréquentation du bassin ou encore de la position de la couverture automatique, ces dispositifs intelligents réagissent rapidement face à un déséquilibre.

Double régulation Pentair

Prendre l’option durable

L’automatisation du traitement permet de bénéficier d’une qualité d’eau régulière. Bien entendu, c’est un gage de confort considérable. Mais plus largement, cette stabilité permet de limiter le coût de fonctionnement du bassin : moins de fluctuations, cela signifie moins de consommation d’énergie et de produits. Cela sous-entend également une sollicitation réduite des appareils et des équipements moins exposés à une eau agressive. La durée de vie du matériel s’en trouve accrue. Par exemple, la cellule d’électrolyse adopte des cycles de production pour fournir la quantité suffisante de chlore par rapport à l’état de l’eau. C’est la juste dose nécessaire à l’efficacité du traitement, ni plus ni moins. Les économies sont telles que le surcoût à l’achat par rapport à un traitement manuel est amorti en quelques saisons seulement.

L’automatisation du traitement sécurise le fonctionnement du bassin et en abaisse le prix de revient sur le long terme.

À lire également …

Matière

VOUS AIMEREZ AUSSI

Politique d’utilisation des cookies

Ce site utilise des cookies de Google Analytics, ces cookies nous aident à identifier le contenu qui vous intéresse le plus ainsi qu'à repérer certains dysfonctionnement. En savoir plus