L’histoire olympique de la natation

04/10/2018

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Imaginées par l’architecte irako-britannique Zaha Hadid, les lignes de l’Aquatics Centre évoquent le mouvement fluide de l’eau tandis que celles du toit font écho à la courbure d’une vague. L’accent a été mis sur la durabilité de cette infrastructure : l’eau des piscines est réutilisée dans les toilettes du site et les planchers des bassins sont amovibles pour conférer au site une souplesse d’utilisation une fois les Jeux terminés. Les tribunes mobiles permettent de jongler entre une configuration à
17 500 places et une à 2 500 places, avec des espaces dédiés aux clubs, aux écoles et même à une crèche.


L'Aquatics Centre des J.O. de Londres en 2012
L’Aquatics Centre des J.O. de Londres en 2012

Introduite dès les premiers Jeux modernes d’Athènes de 1896, la natation n’était alors pas aussi encadrée qu’aujourd’hui. Certaines épreuves étaient même pour le moins pittoresques, ne serait-ce que par le fait qu’elles étaient disputées en eau vive. Par exemple, la baie de Zéa, à proximité du Pirée, ou la Seine en 1900, ont accueilli les épreuves de nage sous l’eau, le 200 m course d’obstacles ou encore le 100 m pour marins… C’est en 1908, à Londres déjà, que les épreuves se déroulent pour la première fois en bassin, prémices d’une réglementation technique de plus en plus pointue de la discipline. Rien qu’en ce qui concerne le bassin, les critères sont très stricts : la longueur doit être de 50 m et la largeur de 25 m subdivisée en couloirs de 2,50 m. Quant à la température de l’eau, elle est ajustée à 25 °C.

Les Jeux Olympiques de Londres en 1908
Les Jeux Olympiques de Londres en 1908

Depuis son arrivée dans l’ère olympique, la natation a ainsi énormément évolué, tant du point de vue de la réglementation que des records induits par une modification des techniques sportives. On retiendra que Johnny Weissmuller, interprète de Tarzan à Hollywood, fut, en 1922, le premier homme à passer sous la barre de la minute pour boucler un 100 m nage libre… en ayant effectué ses mouvements de crawl la tête en permanence hors de l’eau ! Si les
34 épreuves respectent désormais une stricte parité, les femmes ne furent autorisées à participer qu’à partir de 1912, leur présence étant auparavant jugée inintéressante, indécente et contraire à l’idéal antique servant de référent aux olympiades !

Bien des bassins ont été traversés depuis et les légendes de ce sport comptent autant d’hommes que de femmes. La puissance d’un Michael Phelps lui a permis de glaner 14 titres (dont 8 rien qu’en 2008 à Pékin) et ainsi alimenter le compteur de médailles américaines qui atteint aujourd’hui 489 unités (contre 33 pour la France !). Cela ne doit pas occulter le palmarès de certains athlètes français comme Christine Caron, médaillée aux Jeux de 1964, porte drapeau de la délégation tricolore 4 ans plus tard et qui a donné son nom, en 1985, à une marque de piscines familiales, Caron Piscines.

Une manière de prolonger le rêve olympique…

Christine Caron aux J.O. 1964
Christine Caron aux J.O. 1964

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